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SOMMAIRE Volume 3 - N° 22 - Juin 2011
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Directeur de la Publication : Dr Antoine Lolivier
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lecture complète du numéro en ligne
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p.90
Lecture critique
Nous avons lu pour vous…
Le Pr Michel Pavic fait son analyse sur trois documents. Deux d'entre eux s'incrivent dans l'oncologie digestive: "FOLFIRINOX: une chimiothérapie efficace dans le cancer du pancréas métastatique", et "Nouveaux standards pour le traitement de première ligne des tumeurs neuroendocrines pancréatiques avancées. Ensuite c'est le tour à l'oncologie gynecologique avec "Un nouvel espoir pour les cancers du sein triples négatifs métastatiques".
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p.92
Actualités
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p.92
Rdv de l'industrie
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p.90
Dossier
PRISE EN CHARGE DES MUCITES
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p.93
Résumé
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Comment prendre en charge les mucites
Dans ce dossier spécial sur la prise en charge des mucites vous trouverez une présentation du Pr René-Jean Bensadoun sur la physiopathologie de la mucite induite par les traitements cancereux les articles du Dr Olivier Rigal et Mikaël Daouphars sur la prise en charge de la mucite buccale, et une synthèse des recommandations internationales pour le traitement des mucites mise à jour par le Pr Michel Pavic.
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p.95
1. La mucite induite par les traitements anticancéreux
La mucite aiguë induite par la chimiothérapie anticancéreuse, la radiothérapie, la radiochimiothérapie et/ou les traitements médicaux ciblés est un problème majeur dépassant le seul cadre du confort du patient. Il s’agit d’un des principaux facteurs limitants de ces modalités thérapeutiques efficaces dans de nombreux cancers, notamment les tumeurs des voies aérodigestives supérieures et du tube digestif. Avec le développement actuel des associations thérapeutiques combinées à fortes doses, protocoles efficaces et entraînant peu de séquelles à long terme, mais sources de réactions précoces relativement importantes, la prise en charge préventive et thérapeutique de la mucite aiguë fait partie intégrante pour nous de l’arsenal des soins complémentaires dits «d’optimisation thérapeutique», à côté de la renutrition et de la prise en charge de la douleur. Nous faisons ici le point sur la définition, la physiopathologie et la classification des mucites induites par les traitements anticancéreux.
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p.100
2. La mucite buccale
La mucite est définie par des lésions inflammatoires et/ou ulcérées de la bouche et/ou du tractus gastro-intestinal et qui sont liées aux différents traitements du cancer. Ces lésions peuvent s’étendre sur l’ensemble de la muqueuse allant alors de la bouche à l’anus. L’incidence des mucites varie en fonction de la pathologie tumorale et des traitements réalisés. Ainsi près de 85 % des patients bénéficiant d’une radiothérapie pour une tumeur de la sphère ORL vont présenter une mucite sévère de grade 3-4 (selon la classification OMS). Cette complication constitue l’un des principaux facteurs limitant des traitements par radio-chimiothérapie pour les cancers ORL. Les patients bénéficiant d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) avec la réalisation d’une chimiothérapie myéloablative ont également un risque élevé, puisque 75 % d’entre eux vont présenter une mucite de grade 3-4. Pour les chimiothérapies des tumeurs solides dites « conventionnelles », le risque est moindre avec 10 à 40 % de mucites tous grades confondus et moins de 10 % pour les grades sévères 3-4. Leur fréquence et l’importance des complications associées (douleurs, surinfection, dénutrition, interruption des traitements carcinologiques), ont conduit les équipes médicales et soignantes à développer un ensemble de mesures de prévention. Ainsi on retrouve dans la littérature médicale et dans les établissements hospitaliers de nombreux traitements, topiques locaux et procédures de soins, proposés pour prévenir la survenue des mucites avec des niveaux de preuve très variables de leur efficacité.
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p.106
3. Prévention et traitement des mucites
Les mucites concernent l’ensemble du tube digestif de la bouche à l’anus. Elles représentent un effet secondaire particulièrement fréquent des traitements chimiothérapiques et radiothérapiques : radiothérapie de la sphère ORL = 100 % de grade 3-4, patient avec greffe de cellules souches = 75 % de grade 3-4, patient sous chimiothérapie conventionnelle tous grades = 20 à 50 % et pour les grades 3-4 = 1 à 25 %.
Il s’agit aussi d’un effet particulièrement invalidant : altération de la qualité de vie, difficultés alimentaires, difficultés pour parler, risques infectieux surtout si neutropénie associée, risques de retarder ou de faire interrompre le traitement anticancéreux en cours.
Pourtant leur prise en charge tant en termes de prévention que de traitement souffre d’un manque d’essais thérapeutiques fiables permettant des recommandations de fort niveau de preuve.
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p.110
4. Prise en charge des mucites
Alors que l’évaluation des facteurs de risque et les stratégies de prévention varient selon que le patient reçoit une chimiothérapie, une radiothérapie ou une greffe de cellules souches hématopoïétiques, lorsqu’une mucite est diagnostiquée, les traitements proposés sont sensiblement les mêmes. Le traitement repose d’une part sur des mesures générales avec un soulagement rapide de la douleur, et une réévaluation régulière de la symptomatologie douloureuse, et d’autre part sur la prise en charge spécifique de la mucite en elle-même.
La guérison de la mucite réside essentiellement en la mise en œuvre de soins locaux et l’utilisation de médicaments et dispositifs médicaux destinés au contrôle local des symptômes. Divers bains de bouche sont encore proposés en milieu hospitalier et prescrits aux patients ambulatoires, s’agissant de recettes empiriques plus que de préparations pharmaceutiques validées. En règle générale, tous les bains de bouche se font après les repas, toutes les 4 à 6 heures. Comme le souligne l’article précédent de M. Pavic, peu de données vérifiées sont disponibles dans la littérature internationale sur l’efficacité de ces formulations que les Anglo-saxons qualifient de magiques (magic mouthwashes). Qui plus est la stabilité physico-chimique des ingrédients entrants dans la composition des bains de bouche est rarement étudiée.
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p.105
Bulletin d'abonnement
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p.113
Mise au point
Les bénéfices de l’activité physique sur la survie
Les patients traités pour un cancer sont susceptibles de présenter plusieurs situations pathologiques lors de leur suivi. . Ce document fait le point sur les données récentes concernant l’impact sur la survie et les mécanismes d’action de l’activité physique (AP) sur la maladie cancéreuse. Analyse des Dr Thierry Bouillet, Michel Pavic et le Pr Laurent Zelek
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p.118
Zoom sur...
Activité physique et cancer
La mise en pratique de cours d’activité physique pour les personnes ayant un cancer, en particulier pendant les phases de traitements anticancéreux est complexe et délicate. Jean Marc Descotes, président de la CAMI, réseau national d'Activité Physique en Cancerologie fait un bilan des douze ans d'activité de l'association.
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