Lecture critique
p.34
-
Prise en charge des tumeurs endocrines intestinales
Les résultats de cette étude, publiés en 2009, ont été un évènement important dans le domaine de la prise en charge thérapeutique des tumeurs endocrines (TE) intestinales. En effet, il s’agit de la première étude prospective randomisée contre placebo en double aveugle prouvant l’effet anti-tumoral d’un analogue retard de la somatostatine, l’octréotide à libération prolongée (octreotide LAR : “long-acting release”), chez 85 patients atteints de TE bien différenciées métastatiques de l’intestin moyen (jéjunum distal, iléon, appendice, cæcum).
-
Association gemcitabine + cisplatine : nouveau standard dans le traitement des tumeurs des voies biliaires avancées. Essai ABC-02.
Alors que la majorité des tumeurs des voies biliaires sont diagnostiquées à un stade avancé, au-delà de toute possibilité de traitement chirurgical à visée curative, il n’existait pas, jusqu’à la publication récente de l’essai UK ABC-02 (Advanced Biliary Cancer 02), de traitement standard validé par un essai randomisé. En pratique, par analogie à ce qui est fait pour les adénocarcinomes pancréatiques et compte tenu des résultats d’études de phase II, la gemcitabine en monothérapie était souvent utilisée.
-
L’aspirine au long cours prévient la survenue du cancer colorectal et sa mortalité Résultats à 20 ans de 5 essais randomisés
Dans le Lancet du 20 novembre 2010, Peter Rothwell et collaborateurs présentent une méta-analyse des résultats à 20 ans de 5 essais contrôlés randomisés ayant évalué la prévention primaire par l’aspirine au long cours de la survenue d’un cancer colorectal et de sa mortalité.
p.57
Comment ça marche ?
Les inhibiteurs de mTOR
La voie de signalisation PI3K/Akt/mTOR tient un rôle central dans la régulation du métabolisme cellulaire, ainsi que dans celle de la croissance, de la survie cellulaires et de l’angiogenèse. Les analogues de la rapamycine sont des inhibiteurs de cette voie de signalisation, et trois composés sont actuellement en cours de développement : le temsirolimus, l’évérolimus et le ridaforolimus. Ces molécules ont donné des résultats intéressants dans les pathologies tumorales, et notamment dans le cancer du rein, les tumeurs mammaires et de l’endomètre, les tumeurs endocrines, les tumeurs digestives et les sarcomes. Une autorisation de mise sur le marché a été obtenue dans le cancer du rein en monothérapie pour le temsirolimus et l’évérolimus, et de nombreux essais sont en cours, testant ces médicaments seuls ou en association.