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p.101
Introduction : Un problème de santé publique
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p.103
Surpoids, obésité et risque de cancer - Un niveau de preuve convaincant, une prévention à développer
Le surpoids et l’obésité font partie des facteurs nutritionnels qui augmentent le risque de cancer. Le rapport
WCRF/AICR, publié fin 2007, a réévalué le niveau de preuve de la relation entre corpulence et risque de
cancer. Celui-ci est jugé convaincant pour la relation entre l’indice de masse corporelle et le risque de cancer
dans le cas de l’oesophage, du pancréas, du côlon-rectum, du sein (chez les femmes ménopausées), de
l’endomètre et du rein, et pour la relation entre adiposité abdominale et risque de cancer dans le cas du
côlon-rectum. Étant donné l’augmentation de la prévalence du surpoids et de l’obésité en France, il devient
essentiel de développer la prévention, ainsi que le dépistage des cancers chez les personnes obèses
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p.108
Nutrition et prévention tertiaire - Quelles sont les recommandations après le traitement adjuvant ?
Il existe de nombreuses données qui suggèrent un rôle du mode de vie, et en particulier des facteurs nutritionnels, dans la survenue de récidives après traitement d’un cancer. Cela a été notamment montré dans
le cancer du sein et, dans une moindre mesure, dans le cancer colique. Récemment, deux grands essais
randomisés (WINS et WHEL) dans le cancer du sein confirment la faisabilité d’interventions nutritionnelles
Ces essais demeurent toutefois critiquables et, du fait d’un niveau de preuve encore insuffisant,
il demeure difficile de proposer des recommandations spécifiques aux patients ayant fini leur traitement
adjuvant
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p.112
Traitements antitumoraux et prise de poids - L’exemple du cancer du sein
La nutrition est l’un des déterminants du risque de cancer primaire, de récidive et de seconds cancers.
C’est aussi un facteur important à prendre en compte au cours du traitement antitumoral, étant donné son
impact sur le succès du traitement, le pronostic vital et la qualité de vie des patientes. L’allongement de
la survie des patientes ayant eu un cancer du sein localisé nous oblige à reconsidérer certains aspects de
la prise en charge globale de cette population, d’autant qu’elle semble avoir un risque majoré de survenue
de pathologies chroniques : seconds cancers ou maladies cardiovasculaires
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p.115
Manque d’appétit, nausées, dénutrition -Conseils pratiques en diététique
Le cancer, l’évolution de la maladie, les effets secondaires des traitements entraînent très fréquemment un
état de malnutrition. La fréquence de la dénutrition est variable et dépend de la localisation tumorale et
de son extension. La fatigue, la perte d’appétit, les modifications du goût et de l’odorat, les dégoûts alimentaires associés, les nausées et vomissements, les troubles du transit génèrent une perte de poids, augmentent la fatigue et nécessitent parfois un arrêt des traitements…Prévenir le patient de ces éventuels
désagréments et mettre en place différentes stratégies de façon précoce permet d’aider le patient à maintenir
plus longtemps une alimentation satisfaisante, de lutter contre la dénutrition et de limiter ses conséquences.
La prise de nourriture devient parfois, pour certains patients, une véritable angoisse. Une prise
en charge diététique est également essentielle sur le plan psychologique
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p.119
Le soutien psycho-nutritionnel - De la consultation aux ateliers
Si ces dernières années ont vu l’ouverture à la psycho-oncologie des centres de lutte contre le cancer, la
consultation nutritionnelle en cancérologie en est aux prémices de son développement. Et pourtant,
dans l’esprit de la médecine intégrée, où le corps et l’esprit ne sont plus envisagés comme séparés, a été
créée une nouvelle approche à l’Institut Sainte-Catherine d’Avignon : le soutien psycho-nutritionnel
(SPN), à proposer aux malades atteints de cancer, mais aussi aux cardiaques et aux malades du Sida