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Introduction : Activité physique en oncologie : un danger ? une utilité ?
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1- Fatigue et cancer : Peut-elle être traitée par l’exercice physique ?
La fatigue est un symptôme fréquent, souvent au premier plan en cours de soins anticancéreux, avec un
retentissement majeur sur la qualité de vie des patients. Ce symptôme hautement aspécifique résulte
d’une interaction physiopathologique complexe entre la maladie, son traitement, l’état physique et psychologique
des patients. Il n’existe aucun traitement consensuel à l’heure actuelle. L’exercice physique
a une place, mais son utilisation avec efficacité dépend de nombreuses variables, comme le stade de la
maladie, son origine, le traitement reçu, la méthode et l’intensité de l’exercice employé. L’activité physique
adaptée en oncologie représente un apport thérapeutique validé par la littérature, au moins dans
certaines situations, mais il reste de nombreuses questions au niveau de la méthode employée et des
mécanismes d’action
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2 - L’activité physique a-t-elle un impact sur la survie et l’incidence du cancer ? Différents mécanismes expliquent son efficacité
L’activité physique régulière lors des soins en cancérologie, outre son impact sur la qualité de vie et la
fatigue, semble améliorer la survie, en particulier pour les patients porteurs de cancer du sein ou du côlon,
et ce sans complication iatrogène. Au sein de la population bien portante, l’activité physique paraît diminuer
le risque de tumeurs, au moins pour les cancers mammaire, colique ou prostatique. Les mécanismes
d’action passent par des modifications de sécrétion d’estrogènes, d’insuline, d’IGF et des hormones issues
des adipocytes
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3 - Quels sont les risques ? Principales complications à prendre en compte
La connaissance des avantages et des limites de l’exercice physique chez les patients atteints de cancer
contribue sans conteste à une meilleure prise en charge. Les données de la littérature sur les complications
de cette notion sont extrêmement limitées, du fait de l’exclusion des études, des patients susceptibles
de développer des complications telles que maladie cardiorespiratoire non contrôlée, cachexie
majeure, métastases osseuses menaçantes, troubles hématologiques graves, etc. Nous essayons dans
cet article d’évoquer quelques complications pertinentes qui peuvent intervenir surtout chez les patients
ayant des co-morbidités majeures
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4 - Quelle activité physique ? Respecter les recommandations
Le Plan National de Prévention par l’Activité Physique ou Sportive (PNPAS), remis au ministre de la Santé
en décembre 2008 par une commission présidée par le Pr Toussaint, comporte un chapitre coordonné par
Paule Latino-Martel sur la prévention tertiaire par l’activité physique dans le cadre des maladies chroniques
L’Activité Physique Adaptée en cancérologie (APAc) est un modèle évident de la mise en place de
ce plan ministériel. Les recommandations de ce rapport comportent, entre autres, la mise en place de
programmes d’APA et de cycles d’éducation au sein des établissements, la définition d’un statut des éducateurs
médico-sportifs et la création de réseaux transversaux sport et santé permettant de mutualiser au
sein d’un territoire de santé les expériences d’APA
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5 - L’expérience de l’Hôpital Européen Georges Pompidou - Un accompagnement pluridisciplinaire
Si l’on souhaite permettre au patient de reprendre une activité physique en cours ou après traitement,
encore faut-il lui en donner la possibilité. Les douleurs souvent mixtes ou complexes, les craintes, le
retentissement psychologique liés à la maladie et/ou ses traitements, limitent souvent les capacités du
patient dans sa recherche d’effort. Les perturbations de son image corporelle, les contractures et bouleversements
de son corps, meurtri par plusieurs mois d’agressions, l’empêchent de quitter ce statut de malade, handicap principal pour un retour à une vie normale